22h. Quentin, notre symapthique héros, bien connu de nos lecteurs, sort du cinéma.
Il s'était garé deux heures plus tôt dans le parking à l'autre bout du centre commercial.
Il marche, dans la nuit printanièrement banlieusarde, passant près d'un fast-food, traversant le parking découvert, puis contournant le coin de l'imposant bâtiment arrive en vue de l'entrée du parking où se tient sagement sa voiture (bon, c'est pas la sienne : elle appartient à ses parents, mais ce soir là, c'est lui l'utilisateur) depuis une paire d'heures.
C'est alors que notre héros prend conscience d'un détail fort ennuyeux : une lourde et longue grille barre l'entrée du parking...
Pestant quelque peu contre son choix apparament peu judicieux, il s'aventure à travers une porte ouverte sur le côté. Cette porte le mène dans une allée jouxtant le parking, la terre promise. Mais un mur l'en sépare. Il suit donc cette allée mal éclairée, monte un escalier. Personne à portée de vue ou d'ouïe.
Arrivé en haut e l'escalier, déception. L'allée donne sur une entrée de service de la galerie marchande, fermée à cette heure.
Pestant de plus belle, il entre dans le parking n°3, redoutant que celui-ci ne communique pas avec le n°2 -où est (évidemment) garée son véhicule.
Joie ! Il y a un passage, aussitôt emprunté.
La joie est néanmoins de couerte durée.
Avez-vous déjà visité un parking de centre commercial la nuit ? Quand toutes les voitures des clients sont reparties chargées de leurs achats depuis belle lurette... Quand personne sinon vous n'est là. Quand les sorties sont fermées. Quand votre voiture est à l'étage du dessus. Et que tous les escaliers de secours sont inaccessibles...
Vous ne l'avez jamais fait ? Alors imaginez...
Imaginez l'immense espace vide, ponctué de piliers de béton, jonché ça et là de débris, de bouteilles vides, de caddies abadonnés, et de divers détritus. L'éclairage, quand il est présent (le parking 2 en est même dépourvu, à l'exception des panneaux indiquant les sorties de secours -verrouillées) est de néon. Donc glauque au possible.
Et quand le parking est vaste à ce point, on peut y errer longtemps avant de localiser la pente menant à l'étage supérieur.
Mais enfin, après nombre de tours et détours, Quentin parvient à l'étage supérieur. Il y retrouve la voiture, garée telle qu'il l'a laissée.
Peu amène, il y monte, souffle un grand coup et démarre. Après un tour, il réalise que le seul moyen de redescendre est de prendre la pente à contresens (la descente en sens normal étant censée mener vers la sortie... celle qui est fermée !). Il s'y résout et lance moults appels de phares afin de prévenir un improbable hère de son passage quelque peu cavalier.
Une fois redescnedu, le calvaire n'est pas terminé !
Il faut encore trouver LA sortie ouverte.
Quentin tourne, vire, retourne, slalome, peste, rage, et trépigne. Et ce pendant un bon moment.
Une lueur d'espoir lui fait relever la tête : une pancarte indique l'autoroute qui est justement celle qui est son but final. Cet espoir -certes ténu- lui fait suivre la direction indiquée.
Un encadrement semble être une sortie. Un passage rapide en phares afin de détecter une éventuelle barrière, mais de barrière que nenni.
Enfin, une demi-heure plus tard, notre héros passablement énervé sort de son labyrinthe.
Quentin a vaincu. Cette fois, du moins... Et au prix d'une fraction non-négligeable de sa santé mentale.
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