Post Scriptum

Publié le par Q1

(J'ai posté cet article sur mon nouveau blog, mais il est dans la continuation logique de celui-ci, puisqu'il y est question d'un problème de communication, et d'une divergence pénible de points de vue ressetie comme pénible par moi à mon retour de Finlande... Erasmus, ça a aussi des implications *après* le séjour)

Etant donné que j'ai entendu trop de fois la phrase "T'as passé 8 mois en vacances", je tiens à apporter un démenti formel.

Certes, j'ai passé 8 mois et demi loin de mon foyer habituel. Mais c'était mon appartement Finlandais qui était devenu mon foyer. J'y étais chez moi. L'argument de l'éloignement du logis ne tient pas. Certes j'ai été à Saint Petersbourg, Stockholm, etc... Mais cela s'est fait plus ou moins aux dates des vacances normales et a représenté quelque chose comme 10 jours en tout et pour tout. Quant à Tallinn, ça entre dans la catégorie "Week-End".

Certes, je me suis amusé, j'ai fait la fête. Mais cela n'est en aucun cas un attribut exclusif des vacances. Je fais aussi la fête le reste du temps, le week-end, même en semaine. Aucun rapport.

Certes, je ne me suis que rarement levé tôt le matin. Eh bien, je me suis couché tard le soir en conséquence, je n'ai pas abusé des nuits de 10h et plus dont je suis coutumier en période vacancière.

J'avais un emploi du temps assez léger, mais à moins de considérer que tout étudiant en Université est un vacancier permanent (ce qui serait de mauvaise foi, et quelque peu insultant), cela n'a rien à voir avec des vacances.

J'ai pris des libertés avec ledit emploi du temps, m'accordant parfois des jours de repos de manière pas vraiment méritée, j'en conviens. Mais il restait toujours une pointe de mauvaise conscience qui n'a aucune raison d'être durant des vacances.

J'ai rien foutu scolairement sauf les quelques jours avant exams où j'ai turbiné comme un bourrin, mais ça n'a rien d'étonnant, j'ai toujours fonctionné comme ça (et au jour d'aujourd'hui je fonctionne toujours comme ça).

Alors, oui, j'ai vu du pays. Oui, j'ai eu une vie assez peu stressante. Oui, j'ai fait la fête, oui j'ai doré au soleil le cas échéant.

Mais pour moi, des vacances, ça se caractérise par un vide (étymologiquement aussi, d'ailleurs). Un vide d'obligations, une liberté limitée uniquement dans le temps, un repos complet, un déplacement vers ailleurs...
Et croyez moi, des obligations j'en avais, des déplacements j'en ai fait pendant les périodes de vacances ou certains week-ends (pas plus qu'à l'accoutumée, quoi), je ne me suis pas reposé autant que j'aurais pu en vacances.

Quant à mon retour au pays plus ou moins bien vécu selon les jours, c'est bien plus profond qu'un simple retour de vacances. C'est un changement de société, un changement de vie sociale, de fréquentations, d'environnement... Ca a des caractéristiques d'un retour de vacances, mais c'est plus profond.

Bref, je n'ai pas passé 8 mois de vacances, j'ai VECU 8 mois en Finlande. J'ai vécu 8 mois d'une façon assez différente de ce que j'aurais vécu en France, j'ai vécu 8 mois géniaux, j'ai vécu 8 mois sympa, pas stressants... Mais ça arrive aussi de vivre plaisament hors période de vacances.
Dolce Vita et Vacances ne sont pas synonymes. Si les vacances incluent une certaine dolce vita, elles y ajoutent une totale décontraction, une déconnection du quotidien dont je n'ai AUCUNEMENT profité lors de mon séjour à Helsinki. J'ai juste vécu un autre quotidien.

Alors quand je dis que j'attends mes vacances en Juillet avec la dernière impatience, croyez moi, et ne remettez pas ma parole en doute... Ca m'agace quelque peu. Et je ne vous parle même pas de l'impression d'être le dernier des incompris, qui elle est carrément douloureuse.
Merci.

Publié dans L'Après Helsinki

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Julie 21/01/2007 18:32

effectivement, rien à dire...